|
| samedi 12 mai 2007 |
|
|
|
samedi 12 mai 2007, 1h12
CONAKRY, Guinée (AP) - Des soldats exigeant une hausse de leur solde ont continué de tirer des coups de feu vendredi pour le deuxième jour consécutif dans plusieurs villes de Guinée. Les incidents ont fait au moins deux morts. Les hommes armés de mitrailleuses ont bloqué les principales voies d'entrée dans la ville de Kindia, à 135km à l'est de Conakry, où deux personnes ont perdu la vie sous le feu des militaires, a déclaré le gouverneur de la région Abou Cheri Camara. Des coups de feu ont également retenti à Mamou, située à 280km à l'est de la capitale, tandis qu'à Macenta, à quelque 800km au sud, les militaires bloquaient les véhicules et tenaient la localité en otage. Des scènes similaires se déroulaient à Kissidougou, Faranah et dans d'autres villes importantes du pays. Dans une allocution radiodiffusée, le ministre de l'Information Justin Morel Junior a appelé les mutins à "rester calme et regagner leur caserne". Il a ajouté que le président Lansana Conté avait accepté de recevoir les soldats samedi pour entendre leurs doléances. Des tirs s'étaient produits jeudi à Conakry près de la base militaire d'Alpha Yaya Diallo, où les soldats menaçaient d'entamer une grève, selon des témoins. Des militaires joints par téléphone avaient déclaré qu'ils avaient décidé de porter leur colère dans la rue, pour protester contre l'augmentation mercredi de leurs seuls supérieurs possédant 14 ans d'ancienneté. La maison du colonel Bambo Fofanah a été mise à sac par de jeunes militaires. Il ne semblait pas y avoir de blessés. "Les soldats tirent depuis (jeudi) soir. Certains en profitent pour mettre à sac des commerces et cambrioler les demeures des riches", a déclaré Mabinty Camara, femme d'affaires, à Kindia. Selon un enseignant barricadé chez lui, Mody Sory Barry, "la ville est assiégée. Les soldats sont furieux, nerveux (...) Nous avons peur". Dans un pays où la majorité des 10 millions d'habitants vivent dans la pauvreté malgré les richesse en bauxite, qui sert à fabriquer l'aluminium, la loyauté de l'armée envers le président apparaît comme la clef du maintien du régime autoritaire et corrompu. Au début de l'année, la répression des manifestations de masse organisées par les syndicats pour obtenir la démission de Lansana Conté, au pouvoir depuis 1984, s'est soldée par quelque 120 morts. Une guerre civile en Guinée menacerait la stabilité de cette région de l'Afrique de l'Ouest tout entière, qui se remet lentement des conflits de Sierra Leone et du Liberia, et alors que la situation reste précaire en Côte d'Ivoire. AP st/v442/mgh/v782
|
(publicité)
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|
|
|
Suggestions ou critiques sur ce service
Copyright © 2007 Yahoo! Inc. Tous droits réservés. Yahoo! et vos données personnelles - Conditions d'utilisation Copyright © 2007 Associated Press. Tous droits réservés. La reproduction ou la distribution de ces écrans sans l'accord express de Associated Press est rigoureusement interdite. * Informations destinées exclusivement à Yahoo! France SAS dans le cadre de votre abonnement à la lettre d'information "Actualités" de Yahoo! Conformément à la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données vous concernant que vous pouvez exercer auprès de Yahoo! France |